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INFOS COVID19 – REGLES SANITAIRES

REGLES SANITAIRES POUR ENTRER EN CROATIE

La Croatie suit les mesures européennes liées au COVID19.

Si vous venez de zones déclarées « vertes » il n’y a aucune restriction.

Si vous venez de zones autres, vous devez présenter un des 3 éléments suivants :

Un test COVID réalisé sous 48 heures

Une attestation que vous êtes rétablis du COVID19

Une attestation de vaccination

Pour faciliter votre passage, il est aussi recommandé de remplir le formulaire d’entrée en Croatie sur le site internet de la police croate :

https://entercroatia.mup.hr/

Pour des informations complémentaires, nous vous invitons à consulter le site :

https://reopen.europa.eu/fr

Vous pouvez y indiquer le pays de départ et le pays que vous souhaitez visiter.

Pour entrer en Croatie depuis la France par exemple, le lien est le suivant :

https://reopen.europa.eu/fr/from-to/FRA/HRV

Pour retourner dans votre pays d’origine, il faut aussi vérifier les mesures sur le même site. Par exemple pour la France, les restrictions sont plus strictes actuellement et imposent un test réalisé 72 heures avant le retour. Notre agence Sveta Ana vous assistera dans les démarches. Conservez votre facture pour le test et vous pouvez la faire valoir auprès de votre institution nationale de sécurité sociale. Voici le lien pour les mesures d’entrée en France. Mais elles risquent de changer après le 15 mai, date prévue de fin des mesures strictes en France.

https://reopen.europa.eu/fr/from-to/HRV/FRA

SAFE STAY – UN LABEL DE DESTINATION SURE POUR LA CROATIE

La Croatie a reçu en mars 2021 le label SAFE STAY attestant que depuis le début de la pandémie, le pays a mis en place toutes les mesures nécessaires pour un séjour dans les meilleures conditions sanitaires possibles garantissant la sécurité des voyageurs. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le site :

https://www.safestayincroatia.hr/fr

Depuis le 15 avril, une vague de vaccination pour le personnel des structures touristiques a été amorcée.

SVETI VLAHO / SAINT BLAISE

Saint Blaise ou Sveti Vlaho est le saint patron de Dubrovnik depuis le 10e siècle. En l’an 972, il est apparu en songe à un prêtre local pour prévenir d’une attaque de Venise, la grande rivale de Dubrovnik pour le contrôle de la Mer adriatique. La ville fut ainsi sauvée. Depuis Saint Blaise protège la ville et est célébré chaque 3 février jusqu’aujourd’hui.

Ce moment est très important pour la ville-état Dubrovnik car elle obtient non seulement son propre évêché mais aussi son propre archevêché, ce qui est un grand signe d’indépendance au Moyen-Age. Un nouveau saint marque une nouvelle ère politique. Comme il fut martyr, Saint Blaise véhicule justement une image de liberté et de libre arbitre.

Le choix de Saint Blaise est stratégique car il correspond au positionnement diplomatique et commercial de Dubrovnik entre l’Occident et l’Orient. En effet, Saint Blaise est un saint dont le culte est répandu dans toute la Méditerranée, depuis l’Asie mineure jusque dans l’ouest de l’Europe.

Saint Blaise a vécu au 3e siècle après Jésus Christ à Sébaste en Cappadoce dans le premier état chrétien. Issus d’une famille aisée, il étudie la médecine. Il soignait aussi bien les hommes que les animaux. Ses grands miracles sont d’avoir sauvé un enfant qui s’étouffait avec une arête de poisson et de ramener un porcelet emmené par un loup. C’est pour son premier exploit qu’il est devenu le protecteur conte les maux de gorge. Le 3 février les habitants de Dubrovnik se font bénir la gorge par les prêtres qui posent deux cierges disposés en croix autour de leur cou.

Il fut martyrisé en étant écorché vif à l’aide d’un peigne à laine. Cet instrument est devenu un de ses symboles. Ainsi saint Blaise protège aussi les bergers et les troupeaux. Dans de nombreuses villes en France, le bétail était béni le jour de la Saint Blaise. On retrouve ici un parallèle fort avec l’ancienne mythologie slave où était vénéré Volos, dieu des bergers et de la prospérité. D’ailleurs, le mot Volos a évolué pour donner Vlaho, le mot croate pour Blaise. Par la configuration montagneuse, les habitants de l’intérieur des Balkans étaient traditionnellement des bergers.

Saint fut introduit en France par les moines soigneurs bénédictins d’abord le long de la vallée du Rhône, puis en Lorraine, Bourgogne et Alsace. Il était toujours lié à la protection des troupeaux, le travail de la laine et la médecine. On retrouve des traces du culte de Saint Blaise à Milly la forêt et à Orléans. Il fut particulièrement populaire lors de la Grande peste au 14e siècle.

La ville de Dubrovnik bénéficie de nombreuses reliques de son saint, notamment son crâne. Le jour de la saint Blaise une messe a lieu dans la cathédrale de Dubrovnik, qui se termine par une procession avec les reliques. Les habitants de tous les territoires autour de Dubrovnik, viennent encore aujourd’hui défiler en costume traditionnel dans la vieille ville décorée de guirlandes de laurier. C’est une magnifique fête riche en émotions et couleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

BILAN COVID19 – SORTIE DANS LA VALLEE DE SAMOBOR ET PLEŠIVICA – LA VIE REPREND

La situation liée à la pandémie du COVID19 évolue positivement en Croatie depuis le début de l’année. Entre les Fêtes, la Croatie a connu un confinement par région. Les vacances scolaires de Noël ont duré 3 semaines. Les rassemblements étaient limités. Les cafés et restaurants étaient fermés. Les spectacles et manifestations culturelles étaient interdites. Le confinement par région s’est terminé le 4 janvier. A la rentrée scolaire, le 11 janvier seules les petites classes jusqu’au niveau 4 étaient ouvertes, les autres classes se sont déroulées à distance online. Depuis la situation va en s’améliorant avec des petites vagues localisées. En février, les écoles jusqu’au baccalauréat se sont ouvertes. Cependant les institutions de santé suivent les réalités régionales et ferment les écoles des territoires les plus affectés. Les cinémas et musées fonctionnent. Le premier mars, les salles de sport et les terrasses des restaurants et cafés se sont ouvertes. La restriction de taille des bateaux touristiques dans les ports est levée. Le retour à la « normale » avec l’ouverture des cafés et restaurants est prévu au courant du mois de mars, ainsi pour Pâques la Croatie sera prête à recevoir ses visiteurs sans autre limitation que l’obligation d’un test PCR à l’entrée du pays, le port du masque et des règles de distanciation dans les espaces fermés et moyens de transports. Des discussions sont en cours pour organiser des tests dans les aéroports mêmes. Grace à ses interventions rapides et mesures adaptées, la Croatie s’avère une des destinations les plus sures d’Europe depuis le début de la maladie.

Ma femme, son cousin et moi avons profité de l’ouverture des terrasses pour faire une belle randonnée autour de la forteresse Okić à l’Ouest de Zagreb. Les sommets des montagnes sont encore couverts de neige. Après une randonnée ensoleillée offrant de belles vues sur Zagreb et le début de la plaine pannonienne, nous nous sommes rendus par une route panoramique dans le village Plešivica célèbre pour sa viticulture. Un restaurant de vignerons nous a accueilli sur sa terrasse donnant sur les collines viticoles et les plaines, un paysage splendide. Le village est connu pour ses mousseux et son vin rouge fruité nommé Portugizac. Donc, un verre de mousseux a ouvert le déjeuner, puis une soupe aux cèpes, suivie d’un ragout de cerf accompagné de Portugizac. Pour finir la journée, nous nous sommes rendus sur la place principale baroque de Samobor pour déguster une Kremšnita, un mille-feuille rempli de crème battue, une recette classée en tant que patrimoine croate protégé. Un délice qui réjouit toute la famille ! La place était très vivante. Après toutes les restrictions liées au COVID19, il est fort agréable de pouvoir enfin retourner manger au restaurant et de voir les terrasses des cafés pleines sur une place publique, de voir la vie culturelle et sociale recommencer…

7.3.2021
Roger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMENT J’AI DECOUVERT LE PARC NATIONAL VELEBIT

J’étais en route vers fin juillet 2017, parti de Zagreb pour Dubrovnik. Il m’y fallu 2h30 pour atteindre le croisement d’autoroutes Bosiljevo, ce qui se fait en temps normal en 1h00, à cause des bouchons touristiques – c’était dans l’ère BC (Before Corona) où les bouchons existaient. Dehors le soleil tapait avec plus de 30 degrés. Même avec la climatisation dans la voiture, j’étais déjà bien cuit.

Je descendais enfin vers le sud et entre dans les montagnes de la région Lika. La radio m’annonça alors qu’il y a un bouchon de 12 km. devant le tunnel Sveti Rok, qui marque la fin des plateaux et l’entrée dans la région littorale de la Dalmate. J’étais alors au niveau d’Otočac, ville que je savais proche du parc national Velebit.

Je pris la sortie presqu’instinctivement, comme appelé par la nature. J’avais envie de fraicheur, de sortir de ce four de métal à roues où j’étais enfermé dans la même position depuis des heures. Mon plan d’origine était de faire une promenade puis de continuer la route vers Dubrovnik quand les chaleurs seraient tombées et la route se serait dégagée.

Le parc est très bien indiqué dès la sortie de l’autoroute, donc mon plan semblait pouvoir se dérouler sans accros. Seulement la route diminuait de largeur au fur et à mesure que j’évoluais. Elle traversait néanmoins des petits villages coquets avec des maisons de montagnes. Ce n’était pas la Suisse avec ses paysages parfaits, mais l’authenticité, la simplicité qui en découle me faisait un contraste rafraichissant. Je passais des cols ouvrant sur de majestueuses vallées tandis que le massif Velebit se rapprochait… mais plus lentement que prévu. Je le pensais plus proche. Ou alors c’était la route en serpentins qui me donnait cette impression.

Arrivé à l’entrée du parc national Babić Šica, je payais le ticket et le garde me fit savoir que je devais encore rouler sur une route sans asphalte jusqu’au parking du point de départ. Quelle aventure, me voilà à faire du rallye en forêt. Quand je m’arrêtai, tout mon corps tremblait encore durant 5 minutes. Cependant la bouffée d’air pur me grisa d’emblée.

 

Je marchais le long du célèbre chemin de l’ingénieur forestier Premužić, la grande attraction du parc. Je passais d’abord par de jolies forêts. Les vues sur les étendues infinies de forêt invitaient à l’oubli. Je respirais à plein poumons. Mais quand j’entrai dans le contexte rocailleux, je fus tellement subjugué que je perdis le contrôle. Je ne pouvais plus m’arrêter de marcher sur ce chemin, tellement il était beau. Il passait entre des dolmens à la surface ciselée par les eaux. Autour de moi, des montagnes couvertes de forêts s’étendent à perte de vue. Le chemin même est une prouesse humaine, louvoyant entre les rochers. Les sommets de pierre nue captivaient mon regard, jouant avec la mer et les îles du golfe du Kvarner. J’étais en haute montagne et contemplait des paysages marins, fantastique ! Tout était tellement féérique que je ne pouvais pas cesser d’avancer pour découvrir encore un peu plus ce paysage sauvage. Je me sentais un avec la nature.

 

J’arrivai finalement à la cabane en bois Rossieva Koliba, e ntièrement aménagée pour un bivouac. Deux jeunes de la ville littorale de Senj s’apprêtaient à y dormir. Je discutais avec eux et ils m’offrirent un peu d’eau. Heureusement, car j’étais parti sans équipement et commençait à avoir vraiment soif.

A ce moment, mon plan tenait encore : je pensais prendre la route pour Dubrovnik de nuit. Les jeunes m’informaient cependant qu’il existait une ou deux pensions dans le village Krasno, au pied du Velebit, que j’avais traversé en venant. Je pourrais y manger voire y dormir. Un des jeunes me dit que leurs fromages sont excellents. Le mot résonna profondément dans mes oreilles et mon estomac. Je me rendis compte qu’en plus d’avoir soif, j’avais faim. Je m’étais complètement oublié, transporté par la beauté.

 

Je retournais sur ce chemin exceptionnel. J’avais fait plus de distance que je le pensais. La nuit était sur le point de tomber quand j’arrivai à la voiture. A nouveau, le passage en tout terrain jusqu’à la sortie, qui m’acheva. La fatigue m’assaillait. Tandis que je réfléchissais que je n’étais plus en état de faire encore 6 heures de route (en temps normal), une biche passa la route juste devant moi, me forçant à freiner brusquement. Le cœur battant, je décidai de rester au village si je trouvais un logement.

Dans le village, le premier restaurant rappela le temps de la Yougoslavie, mais qui a vieilli sans investissement. Ils pouvaient me nourrir mais pas me loger, en revanche un peu plus loin, il y a la pension Jure.

La famille qui m’accueillit à la pension Jure est charmante. Ils avaient un lit pour moi et pas de problème pour manger. C’est la grand-mère qui cuisine et elle a une spécialité : le steak haché au fromage du village. Quand celui-ci se posa sur la table devant moi : il prenait toute l’assiette. Les frites étaient sur un plat à côté. Comme le Velebit, il était grandiose. Je ne pouvais pas m’arrêter de le « déguster ». J’en recommandai un autre, entrant ainsi dans la légende de la maison. Depuis j’ai une double portion à chaque fois que j’y retourne.

(suite…)

ESCAPADE RESSOURCEMENT A HVAR

L’année 2020 a engendré un stress beaucoup plus important que les saisons touristiques normales. Le combat du COVID est essentiellement de rester clair d’esprit. A cause de la peur de la seconde vague et surtout à cause du jeu d’annulation des compagnies d’avion, une grande partie des groupes
d’automne se sont annulés. Ma femme a aussi fermé le restaurant qu’elle tient avec son frère avant
l’heure.

Elle et moi avons ainsi allumé la voiture et sommes partis de Dubrovnik sur l’île de Hvar pour 4 jours. Même si nous avons passé la mi-septembre, les températures étaient au-dessus de 30 degrés. La mer était claire, chaude, délicieuse comme toujours sur les îles et en fin de saison.

Ne sachant pas à quoi nous attendre, nous avons préféré partir avant que tous les restaurants et cafés ne ferment à cause de la chute du nombre de visiteurs. Déjà en temps normal, la saison est plus courte sur les îles.

Nous sommes arrivés sur l’île par le ferry partant de Drvenik sur le continent jusque Sućuraj à l’Est de l’île. Nous avons traversé l’île en voiture et je fus heureux de voir que les routes s’étaient bien améliorées. L’Est est plat avec des paysages sauvages. C’est justement la faible altitude d’une bonne partie de l’île qui explique son appellation d’île du soleil. Les nuages ne s’y accrochent pas ou peu, provoquant ainsi de faibles précipitations. La route est assez étroite jusqu’au village Jelsa, passant par des vignobles, oliveraies et des petits villages authentiques. A partir de Jelsa, le relief devient plus accentué et varié.

Nous avons décidé de découvrir d’abord la plage de Zavala regardant vers le sud. En effet, le vent du nord, la bura soufflait. Nous avons souhaité nous en protéger. Le passage des montagnes de Hvar se fait par un tunnel impressionnant permettant d’accéder à ce côté de l’île. A côté de la plage principale avec un café, nous avons trouvé une micro-plage juste pour deux, regardant les îles de Šćedro et Korčula. Dans notre dos, dominaient les montagnes de Hvar. Un décor exceptionnel. Début d’un repos bien mérité. Belle plage de gravier et pique-nique.

Notre logement fut la villa Mališko, située à Hvar même, au niveau de la plage Bonj, à 10 minutes de marche du centre-ville le long de la jolie promenade. Le balcon de l’appartement offrait une vue splendide sur l’archipel Pakleni Otoci. Ce superbe logement était très spacieux, la propriétaire fort sympathique.

Le soir, nous avons visité Hvar, ville dalmate charmante avec ses palais en pierre. La plupart des bars qui font la renommée de sa vie nocturne, des restaurants et magasins étaient ouverts et animés. Nous avons été agréablement surpris de voir que la ville était vivante avec des voyageurs de France, Pologne, Allemagne, Tchéquie, Amérique… et aussi un nombre important de Croates, bien que l’école ait recommencé. Une ambiance tranquille et légère planait sur la ville au lieu du tourisme intense habituel. Ceux qui voyagent ont vraiment une opportunité exceptionnelle cette année. Le seul point positif de cette situation. Nous avons dîné un plat de poissons grillés dans la cour intérieure du restaurant Paladini. Ambiance intime idéale.

Le lendemain, nous avons pris un petit bateau de ligne en bois pour nous rendre sur l’île de Palmižana, une île dans l’esprit du tourisme d’élite promu à Hvar, avec une plage de sable fin bordée de restaurants. Elle fait partir de l’archipel Pakleni Otoci juste en face de la ville Hvar. La petite croisière a duré 30 minutes environ. La baie était pleine de bateaux de plaisance. Après avoir mangé des pâtes aux coquillages et crevettes juste en bord de mer, nous nous sommes posés pour faire bronzette. Les abords de la baie sont pleins d’oursins, témoins de la pureté de l’eau, ce qui fait qu’il vaut mieux se tenir à la plage. La musique, le va et viens des zodiacs de transfert et les festoyeurs sur leurs yachts donnaient une atmosphère dynamique, éclectique et joyeuse. Au retour, nous avons rencontrés le frère de ma femme avec sa famille et des amis, qui étaient aussi venus à Hvar par hasard, au bar Ula Ula, un beach club célèbre de Hvar à 2 minutes de notre appartement. Quand ils sont partis, nous avons regardé un magnifique coucher de soleil sur des chaises longues. Le rêve…
avec un cocktail pour madame et un verre de vin de mon humble personne.

Le lendemain fut dédié à la visite du coquet village Jelsa sur le côté Nord de l’île. Ensuite, nous nous sommes baignés dans la baie voisine de Vrbosko. L’eau y était turquoise avec des effets de lumières magiques. Les rochers plats permettaient un accès facile ainsi chacun pouvait trouver son aire de paix. Un vrai petit coin de paradis.

Enchantés, en début de soirée, nous sommes allés dans le beau village Pitve. Il s’agit d’un chaos ordonné de vieilles demeures typiques en pierres, à l’intérieur de l’île. Après une balade dans les ruelles torses, nous avons dîné dans le fameux restaurant rural Duboković : salade de poulpe, puis agneau au grill avec des légumes et pommes de terre au romarin. Les prix étaient abordables et la quantité gargantuesque. Un délice à se lécher les doigts.

Le dernier jour, nous avons fait un ultime petit tour dans la ville Hvar. Nous avons pris le ferry à Starigrad pour nous rendre à Split, où nous avons terminé notre week-end par une activité non reconnue par le monde sportif : le shopping. Retour à la réalité.

5 (très très) BONNES RAISONS DE VENIR EN CROATIE :

La mosaïque de petits terroirs et d’identités marquées (et jalousement préservées) que compose la Croatie se ressent naturellement aussi dans sa cuisine riche, abondante et très variée avec de fortes originalités qui surprendrons assurément même les palets les plus fins. La Croatie est un pays qui se déguste !

LA REGION CONTINENTALE DE ZAGREB : LE LUNGIC, ESCALOPE DE PORC ROULEE, FARCIE AU JAMBON FUME ET FROMAGE AVEC ŠTRUKLA (FEUILLETE AU FROMAGE BLANC)

Pour commencer dans la joie et la bonne humeur, nous vous recommandons un verre de mousseux rouge de la sorte autochtone Portugizec, un goût léger et fruité qui fait la fierté du pays. Le Portugizec pousse sur un terroir particulier constitué d’amphithéâtres aux pentes accentuées et argileuses offrant un micro climat qui fait sa particularité.

 

La région de Zagreb ouvre sur les plaines pannoniennes connues pour leurs grands domaines agricoles et viticoles. Nous vous recommandons de commencer par le Kulen, salami au poivron rouge et piment typique de Slavonie, la région continentale à l’Est du pays avec un bon verre de vin blanc Traminac, typique de la région.

Ensuite, revenons vers Zagreb pour déguster un Lungic, une escalope de porc roulée et farcie avec du jambon et du fromage avec un bonne sauce aux ceps. Pour l’accompagner, ne manquez pas les Štrukli, très original, il s’agit de poches de pâte feuilleté au fromage blanc cuites au four nageant en sauce blanche. Pourquoi pas avec une bière artisanale issue d’une microbrasserie…

En dessert, dégustons une spécialité de la ville Samobor, à l’Ouest de Zagreb : la Kremšnita. Il s’agit d’une sorte de mille-feuille local dont la mousse doit être pratiquement liquide et fondante dans la bouche…

 

LA PENINSULE DE L’ISTRIE : LE BŒUF BOŠKARIN GRILLE AU FEU DE BOIS AVEC DES FUŽIS A LA TRUFFE

 

L’Istrie est connue pour ses vins, notamment le vin rouge Teran poussant sur la côte méditerranéenne, son espèce de bœuf autochtone : le Boškarin, ses pâtes enroulées nommées Fuži (on sent la proximité de l’Italie) mais surtout pour les truffes. Les forêts de chêne au centre de lapéninsule, autour de ses anciens villages fortifiés comme Buzet ou Motovun, abondent en truffes noires et blanches. D’ailleurs la plus grosse truffe au monde fut trouvée à Motovun avec 1,3 kg.

Nous vous recommandons de découvrir l’Istrie comme elle l’est : avec deux visages, un qui regarde vers la mer, l’autre vers la montagne Učka.

En entrée, régalez-vous d’asperges sauvages au fromage blanc des montagnes ou en omelette, nommée Kajgan. Ensuite, nous vous recommandons un bon filet de Boškarin grillé au feu de bois avec des Fuži, le tout flottant dans une sauce aux truffes. Parfumé d’un bon Teran du littoral, c’est un délice inoubliable !

 

LES MONTAGNES DINARIQUES : LE VEAU ET L’AGNEAU CUITS A L’ETOUFFEE SOUS LA CLOCHE

 

Les paysages de la côte croate sont constitués de montagnes se jetant directement dans la mer. Cette configuration génère de forts vents, idéale pour le séchage du jambon, qui est aussi salé deux fois au cours de ses 9 mois de séchage et légèrement fumé. Nous vous suggérons donc après l’apéritif traditionnel d’eau de vie de marc de raisin aux herbes aromatiques et figues sèches, un plat de jambon fumé nommé Pršut avec du fromage de l’île de Pag.

L’île de Pag présente un phénomène particulier : les vents générés par les montagnes dinariques soulèvent des embruns dont le sel va brûler la végétation des îles. Dans ces contextes pratiquement rocailleux, seules quelques plantes aromatiques pionnières survivent. Les bergers y laissent paître leurs troupeaux ainsi le lait et la viande sont naturellement imprégnées par les herbes et le sel. Le fromage de l’île de Pag est mondialement reconnu. A ne pas manquer !

Attention, vous allez maintenant découvrir une grande originalité avec la cuisine sous la cloche : les viandes de veau et d’agneau avec des pommes de terre sont posées sur une assiette en métal, le tout sur un lit de braise et recouvert d’une cloche en métal avec un anneau permettant de maintenir les braises sur celle-ci. Le tout cuit durant 3 heures à l’étouffée. Les aliments deviennent croustillants en surface mais fondant à l’intérieur. Le mêt arrosé du bon petit vin local glisse sur le palais pour un plaisir total… c’est un vrai régal!

LE LITTORAL MEDITERRANEEN : HUITRES MEDITERANNENNES, MOULES CUITES A LA BUZZARA ET RISOTTO A L’ENCRE DE SEICHE

 

Allons maintenant tout dans le sud du pays, dans la région de la merveilleuse Dubrovnik. Ce terroir est un des rares en Méditerranée à avoir conservé l’huître d’origine. Sans omettre de louer ses vertus aphrodisiaques, elle se couple agréablement à un verre de blanc du territoire viticole de la presqu’île de Pelješac.

Sur la côte, les poissons grillés baignés d’huile d’olive à l’aïl et au persil et les fruits de mer dominent la cuisine. Je vous suggère de faire passer les huîtres avec des moules cuites à la façon buzzara (un fond d’huile d’olive, de l’aïl et des herbes, en s’ouvrant les moules donnent l’eau de la sauce).

Ensuite un risotto à l’encre de seiche ou un plat de langoustes constituerait une bonne confirmation pour ce festin de roi annonçant une bonne sieste.

Et pour la touche finale sucrée : la rozata, une crème caramel à l’eau de rose.

Pour bien digérer ce met, venez avec moi dans les vignes du Dingač, vin rouge comptant parmi les plus renommés du pays. Son cépage se trouve sur les versants abrupts de la presqu’île de Pelješac, directement en bord de mer. Il profite ainsi d’un triple ensoleillement avec la lumière directe, la réverbération sur les graviers dont le sol est couvert pour conserver l’humidité en été et la réverbération sur la mer. A l’ombre d’une gloriette, bercé par les vagues et les violons des cigales, la sieste s’annonce bien.

ET POURQUOI PAS GOUTER LA RICHESSE CULTURELLE DES BALKANS AVEC UN FESTIN EN BOSNIE ET HERZEGOVINE : FEUILLES DE VIGNES, OIGNONS ET POIVRONS FARCIS AVEC DES ĆEVAPČIĆI

 

Jouez la carte de la multiculturalité en faisant un saut chez nos voisins proches en Bosnie et Herzégovine avec un monde complètement différent et une cuisine aux influences orientales.

En entrée, nous vous suggérons une pita aux légumes.

Ensuite, un plat varié avec des feuilles de vignes, oignons et poivrons farcis et les rouleaux de viande hachée aux herbes au grill : les fameux ćevapčići ! Un monument de culture gastronomique à ne pas manquer.

Et pour finir, ne manquez pas le célèbre gâteau aux noix et miel : Baklava avec bien sûr, un café à la turque avec un Lokum (pâte de fruits sucrée). Sans oublier une bonne pipe de tabac local pour participer en douceur au délicat processus de digestion… qu’il ne faut surtout pas perturber.

Mais ces terres recèlent encore de nombreuses raisons de venir les découvrir…

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